Pour les lecteurs réguliers de ce blog (je rêve un peu), les attaques répétées à l'encontre du centre-avant de la Nati peuvent lentement s'apparenter à de l'acharnement. C'est que le bougre le
mérite!
Non content de semer le trouble à une semaine de la compétition la plus importante de toutes pour son pays, l'échalas rhénan persiste et signe en rendant une copie indigne d'un international au
terme du match contre la République tchèque (défaite 1-0), Un duel gagné, 7 passes sur 12 réussies, aucun tir en direction du but, voilà les statistiques concernant Streller, et tout ça en 90
minutes...
Köbi Kuhn s'est dit satisfait du match de son équipe, on le comprend, à dix contre onze s'était déjà pas mal de friser le match nul. La conséquence inéluctable du non-match de Streller doit être
son éviction face à la Turquie. Une des solutions qui s'offre au coach national est celle d'associer Derdiyok en pointe à Hakan Yakin durant une heure de jeu, puis de sortir le capitaine des
Young Boys pour faire entrer Daniel Gygax. Pourquoi pas? Streller pourrait rendre service lors de la dernière rencontre face aux tours défensives portugaises - Pepe et Ricardo Carvalho -
intraitables dans les airs face aux Turcs.
Même si la Suisse doit se passer de Frei, elle peut continuer de croire en sa qualification. Le match du mercredi 11 juin face aux Turcs aura un parfum de déjà-vu. Cette fois pourtant, il
n'y aura pas de match retour, celui qui s'inclinera pourra faire ses bagages. Que le meilleur gagne! Pourvu que ce soit nous! (Merci Facchi...)
Par Kevin Bärtschi
-
Publié dans : EURO 2008
0
-
Recommander
On décrit volontiers la sélection de République tchèque comme une équipe saine, bien équilibrée et disposant d'individualités intéressantes. Tout cela est correct. En tant que principaux
héritiers de la défunte Tchécoslovaquie, - les Slovaques disposent d'un réservoir de joueurs moins fourni - les Tchèques peuvent se targuer, d'avoir écrit certaines des plus belles page de
l'EURO.
2004, 1996, 1976. Trois dates, trois générations, trois buts décisifs. Au Portugal il y a quatre ans, les Tchèques ont échoué en demi-finale face à la Grèce, future lauréate surprise, lors
de la prolongation. Traianos Dellas, de la tête avait alors offert le but en argent à son pays, synonyme de finale européenne.
En Angleterre en 1996, les coéquipiers de Pavel Nedved ont subi la loi de l'Allemagne en finale. A la 69e minute, alors que les Tchèques menaient 1-0 après un pénalty de Patrick Berger, l'entrée
en jeu d'Oliver Bierhoff a changé la donne. Le Bomber de la Mannschaft n'a eu besoin que de 4 minutes pour égaliser. Pire, après 5 minutes en prolongation, l'attaquant allemand marquait le but en
or pour donner à son pays son 3e succès européens après ceux acquis par la RFA en 1972 et 1980.
Les Allemands de l'époque du Kaiser Franz Beckenbauer auraient pu réaliser un triplé historique si , en 1976, un génie tchèque avait manqué d'inspiration. En finale du championnat d'Europe
1976 en Yougoslavie, Tchèques et Allemands sont opposés en finale. Menant 2-0 grâce à des réussites de Svehlik et Dobias, la Tchécoslovauie se faisait rejoindre à la 90e minute sur une réussite
d'Hölzenbein, Dieter Müller avait auparavant réduit l'écart. Des prolongations stériles ont donc mené à la série de tirs au but.
Les quatre premiers tireurs Tchéques battent Sepp Maier. Le quatrième Allemand, Uli Hoeness s'élance et envoie le ballon dans les étoiles. S'avance alors Antonin Panenka. Le meneur de jeu
des Bohemians de Prague prend son élan, ralentit légèrement sa course et place une pichenette au centre du but alors que Maier plonge comme un désespéré vers le coin gauche.
Ce but en diamant, première "Panenka" de l'histoire, coincide avec le seul titre remporté par la Tchécoslovaquie, tant sur le plan continental que mondial. La sélection décrocha tout de
même encore l'or olympique en 1980.
Par Kevin Bärtschi
-
Publié dans : EURO 2008
0
-
Recommander
Thierry Henry a été sifflé ! En quittant le terrain,mardi soir, à la 75e minute du match amical face à la Colombie (victoire 1-0), le recordman de buts sous le maillot tricolore (44) a
dû subir les sifflets du public du Stade de France lorsque Nicolas Anelka a pris sa place. L'annonce de son retrait de l'équipe de France après l'EURO se fait pourtant attendre, Streller aura
donc été, pour la première fois de sa carrière, plus rapide qu'Henry!
Beaucoup de similitudes ont marqué les derniers matches amicaux de la Suisse et de la
France respectivement face au Lichtenstein et à la Colombie. Pas de buts encaissés, une victoire pas forcément rassurante et les sifflets qui accompagnent un attaquant lors de son remplacement.
Le Stade de France et l'AFG Arena possède donc des publics de qualité.
La comparaison s'arrête évidemment là. La jouerie des Français et le rythme des deux matches restent incomparables. Alors que la somnolencence et l'endormissement menaçaient de supplenter l'ennui
mortel lors de la rencontre de la Suisse (3-0), le duel entre les Bleus et les "Cafeteros" donnait un avant-goût du rythme attendu pour l'EURO.
Mais revenons aux sifflets. Le longiligne attaquant du FC Bâle ne les supportent plus. Pourtant, son collègue Henry, lui, n'en fait pas une affaire. Il pourrait pourtant. En effet, après
avoir été élevé au rang de dieu vivant à Arsenal, après avoir remporté un championnat d'Europe (2000) et une Coupe du Monde (1998), il pourrait trouver cela injuste. Tomber de très haut. Et
bien non! Henry a bâti la carrière que l'on connaît non seulement sur des qualités physiques et techniques hors norme, et un peu de roublardise désagréable aussi (le
pénalty obtenu face à la Colombie prête à rire), mais il a également pu compter sur un mental fort.
Si les sifflets d'un public mécontent, à juste titre d'ailleurs, remettent en question la carrière internationale d'un joueur de 26 ans, c'est peut-être que ce dernier n'est pas
à sa place. Bien sûr, "le Crouch du pauvre" a marqué à Istanbul en 2005. Oui, il a été champion avec Stuttgart et Bâle. Durant l'EURO, laissons donc à Marco Streller la chance de
montrer au pays la perte colossale que son retrait va coûter à la Nati.
Par Kevin Bärtschi
-
Publié dans : EURO 2008
0
-
Recommander
Derniers Commentaires