Football

Jeudi 11 septembre 2008
L'Azerbaïdjan de 1997 n'avait pas gagné de match officiel. Le Luxembourg n'en avait gagné qu'un. Pourquoi faut-il que ces équipes respectivement 138e et 152e au classement FIFA aient la bonne idée de chambouler les statistiques contre la Suisse qui pointe encore au 43e rang?

La Suisse ne fait pas peur, point. Lorsque l'on explique que le meilleur attaquant adverse sera muselé par Stéphane Grichting, ce n'est pas de l'angoisse que l'on lit dans les yeux écarquillés de notre interlocuteur mais de la surprise. "Qui ?". Ensuite, lorsque l'on s'étend sur les qualités de nos joueurs de couloirs, au lieu de glacer le sang du supporter adverse, les réponses fusent. "Behrami? Toujours blessé. Barnetta? ça fait un an qu'on le voit plus. Lichsteiner? Il est sélectionné?, Stocker a une technique et une vitesse intéressante. Qui ça?, etc.."

La Suisse pourrait être crainte dans un concours de grimaces réservé aux vice-capitaines. Magnin serait largement favori. Sur le terrain, ses imprécisions, ses erreurs de placement ont par contre coûté cher. Contre Chypre ("ouais mais j'étais sonné"), contre Israel ("je savais pas que je devais y aller") et finalement lors de la deuxième réussite du Luxembourg ("c'était pas mon côté!... Ah si...").

Hitzfeld n'est pas magicien, et l'équipe n'a pas non plus tout perdu en un match. Donc pas de guillotine, pas de révolution, ils vont se reprendre, on ne peut d'ailleurs pas tomber plus bas. La réponse devra venir des tripes, de la partie "animale" de chaque joueur, par respect pour public, par respect pour le maillot. Tous ne semblaient pas l'avoir compris au Letzigrund mercredi soir.
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Mardi 22 juillet 2008
Face au FC Zurich du Neuchâtelois Bernard Challandes, Xamax a peiné en première période avant d'offrir à ses supporters, après le thé, des raisons de se réjouir. Empruntés dans la relance, imprécis dans leurs placements et leurs passes, les joueurs de Clausen ont su s'organiser ensuite pour faire trembler le FCZ qui, sans un Johnny Leoni très à son affaire dans les buts, serait reparti battu de La Maladière.

Le coach argentin de Neuchâtel a su reconnaître au terme de la partie qu'il n'avait peut-être pas aligné sa meilleure équipe au début de la rencontre en ajoutant "je peux aussi me tromper, mais pas trop souvent sinon je risque de ne plus être l'entraîneur de Xamax". La titularisation de Joao Paolo en pointe relevait en effet du coup de poker. Stérile en fin de saison dernière, le Brésilien ne s'est pas montré à son avantage non plus . Plus que les imprécisions techniques, c'est son incapacité à lire le jeu de ses coéquipiers qui inquiète. Incompréhensions, mauvais choix ou placements allant à l'encontre de l'action qui se développe, l'ancien buteur de Young Boys semblait un peu perdu.

Autre victime de la remise en question des choix de Clausen à la pause, Rodrigo Tosi est apparu trop effacé en comparaison aux matches amicaux où il avait plutôt convaincu. C'était un match de reprise, le premier à enjeu pour les Neuchâtelois, et les nouvelles recrues doivent encore trouver leur place au sein du collectif.

Dominant son sujet, mais péchant à la finition, les Zurichois ont dominé la première période, s'offrant plusieurs occasions de but. La plus frappante était anihilée par le jeune portier Guillaume Faivre (21 ans) qui s'imposait , du pied, à la limite de sa surface. Le gardien xamxien, qui n'a rien à se reprocher, ne pouvait toutefois pas éviter l'ouverture du score d'Hassli. Le tir de l'attaquant français, dévié par Thierno Bah, prenait à contre-pied le dernier rempart des "rouge et noir".

De belles promesses

Dès le retour des vestiaires, le visage de Xamax allait changer. De victimes expiatoires, les joueurs de Clausen se sont muées en combattants. Récompensés rapidement par l'égalisation de Besle, de la tête, consécutivement à un coup-franc de Szlykovicz, les Neuchâtelois en oubliaient leurs fondamentaux. Déconcentrés après la réussite du défenseur français, ils laissaient le champ libre à Abdi - une des plus fines gachettes du championnat - qui redonnait l'avantage à ses couleurs moins d'une minute après l'égalisation.

Malgré la défaite, il y a des raisons d'espérer. L'entrée en jeu de Michael Niçoise sur le flanc droit et d'Ideye Brown en pointe dynamisait l'offensive et trouvait rapidement des brèches dans la défense de Zurich. Brown échouait à deux remprise devant un Leoni parfait. Privée de son capitaine finlandais Tihinen, blessé à l'épaule en retombant, à la suite d'un tacle de son coéquipier Stucki, la défense du Letzi allait reculer. Au milieu du terrain, les gars de Challandes commettaient beaucoup de fautes. Barmettler notamment, au vu de ses irrégularités répétées,  aurait pu voir rouge sans la mansuétude du corps arbitral (Circhetta).

La solidarité et l'envie de produire du jeu démontrées par Xamax en deuxième période, avec Taljevic (photo MiniX/xamaxweb.com) au milieu du terrain, laisse augurer des jours plus riches en points. A commencer par mercredi contre Bellinzone au Comunale.
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Vendredi 18 juillet 2008
Comme chaque année à cette période, les supporters de foot suisse n'en peuvent plus d'attendre la reprise. Accrochés aux sites internets dédiés aux transferts, abonnements de saison en main, ils piaffent d'impatience de se rendre à nouveau au stade pour soutenir leurs favoris.

L'EURO 2008 nous a habitué à nouveau au vrai foot. La transition devraient être saisissante. Pour limiter la casse, la Swiss Football League (SFL) a prévu de lancer la machine vendredi 18 juillet avec un YB - Bâle (enfin "Yakin free"), revanche du dernier championnat et duel entre deux équipes qui, comme Grasshopper, devraient logiquement jouer le haut du classement.

Les fans du FC Zurich, eux, vont devoir faire les déplacements avec leur équipe s'ils entendent les voir jouer durant les quatre premières journées de championnat. En effet, le club du Letzigrund a été frappé d'une sanction de deux matches à huis clos à la suite des débordement de leurs supporters à Bâle en mai dernier. Le retour des fans au Letzigrund est prévu pour le 17 août (5e journée) contre... Bâle! Auparavant aura eu lieu le derby à "l'extérieur", face aux Sauterelles de Latour.  Privés de Chikahoui pour la reprise, les gars de Bernard Challandes ne font plus peur. Face à Xamax à la Maladière, les Neuchâtelois pourraient bien surprendre le FCZ, et se mettre en confiance du même coup.

Il faut avouer que tant la campagne de transferts, que les résultats en matches amicaux ne plaident pas en faveur d'un optimisme aveugle du côté de chez Bernasconi. Même si Nestor Clausen a déjà pu imposer sa patte en fin de saison dernière, il est resté très discret en ce qui concerne les transferts, à part l'exigence de recruter Ivan Alejandro Furios, argentin comme lui, pour renforcer sa défense. Outre l'arrivée de Furios, la Maladière accueille le capitaine Saoudien Soulaimani, Tosi (Olten!), Taljevic (Bellinzone), trois M-21, deux Français inconnus (Niçoise/Exclesior Mouscron(Be) et Niasse/ASNL B) ainsi qu'Endjenguele (Le Mans B) . Pour remplacer Zubi, l'Italien Luca Ferro commence mal, il sera sur le banc face à Zurich. Tout est donc parfait.

Comme de coutume, le ciel est un peu plus clair en Valais. L'arrivée du duo Stielike/Mariétan et la professionalisation du secteur de formation (Zermatten/Sinval) devrait remettre le FC Sion sur les rails du succès, ou tout au moins solidifier sportivement l'assise du club. L'arrivée d'Olivier Monterrubio (Lens) à Tourbillon fait figure de meilleur transfert étranger du mercato, sur le papier du moins. Passeur magique, le Français devra trouver un compère buteur, comme Alex Frei l'était lors de leur collaboration à Rennes. Si Monterrubio sert sur un plateau et que Saborio ou Dominguez marquent, le club de Constantin pourrait jouer les premiers rôles.

Bellinzone, secoué par des luttes de pouvoir internes a perdu son entraîneur, son président, ses pions essentiels (Taljevic à Xamax, Lulic à Grasshopper, Pouga à Séville...)  et peut-être déjà ses illusions. Même si le recrutement a été correct (Mauro Lustrinelli notamment), les Tessinois devront s'accrocher pour ne pas descendre. Le maintien dépendra beaucoup de la complicité entre l'entraîneur Marco Schällibaum et ses joueurs, à majorité italienne. Vaduz, quant à lui, pourrait surprendre en début de championnat, mais ne devrait pas avoir le coffre nécessaire pour tenir le rythme toute la saison.

L'émerveillement devant le jeu des Hollandais ou les victoires espagnoles laissera donc la place dès le 18 juillet à la réalité du foot suisse. Rythme gentillet, passes manquées et stades à demi-pleins (restons positifs). Le supporter moyen pourra enfin reprendre sa rengaine de Café du Commerce: "Je retourne au Stade Victor Hugo ce week-end! C'est reparti, ils y rejouent les Misérables..."


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Vendredi 4 juillet 2008
Cher Raymond,

j'ai appris avec soulagement votre maintien à la tête de notre équipe nationale de football. Le vote quasi unanime m'a beaucoup plu. Je sais comme il est difficile de prendre la tête de l'Europe, même si pour une année je la préside, et je désire dans cette lettre, vous remercier, d'autres ne l'ayant pas fait.

Je vous remercie donc pour avoir pris sur vos épaules l'organisation de la sécurité, de la logistique et le choix du staff médical durant l'EURO et sa préparation. Ces domaines échapperont désormais à votre contrôle. Vous aurez ainsi plus de temps pour vous concentrer sur le travail de terrain. Voilà toutefois quelques conseils.

Lorsque vous devez gérer un groupe, comme dans un dribble, sachez trouver les bons appuis. Regardez-moi: la télévision, l'industrie et le people. Et ça marche. Tout n'est pas perdu pour vous. Votre dernier sursaut suite à la défaite face à l'Italie m'a prouvé que vous disposiez d'un immense potentiel télévision-people. Reste à l'exploiter.

Mon deuxième conseil concerne votre stratégie de communication. Il n'y en a pas, vous faites tout au feeling, à l'émotion et ça ne marche pas. Il faut absolument apprendre à faire semblant de se livrer, apprendre à faire partager ce que les gens veulent entendre. Ce n'est d'ailleurs pas ce que l'on pense en général, mais c'est facile. Mes coaches de communication sont à votre disposition.

Finalement, je veux vous souhaiter bonne chance pour les qualifications de la Coupe du monde 2010 car l'Afrique du Sud est un très beau pays. J'ai d'ailleurs des amis là-bas qui organisent des safaris et des séjours sur des yachts. Bien comme mise au vert! Estelle et Carla pourront shopper au Cap pendant nos parties de pêche, par exemple.

Et si la Coupe du monde 2010 devait se terminer en demi-finale, n'ayez aucune crainte, une place vous sera réservée aux côtés de M. Laporte, on n'est jamais trop de deux pour ne rien faire.

Bien à vous,
Nicolas S.
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Vendredi 27 juin 2008
La plupart des cultures considèrent traditionnellement le grand âge comme une source de sagesse. Les Brésiliens devront sûrement revoir leur jugement après les déclarations de l'ancien président de la FIFA Joao Havelange.


Dans le cadre des festivités du cinquantenaire de la première victoire du Brésil en Coupe du monde (en 1958 en Suède), le jeune Brésilien de 92 ans a soutenu que les Coupes du monde 1966 et 1974 avaient été manipulées par les Allemands et les Anglais. Par contre, le "scandale de Rosario" qui avait vu l'Argentine battre le Pérou (6-0) en 1978 pour se qualifier et ensuite remporter l'épreuve, n'émeut pas l'ancien homme fort du football mondial.


Havelange n'est pas seul. Sepp Blatter, son successeur à la tête de la FIFA depuis 1998, s'entraîne déjà. En balançant dans la presse que Köbi Kuhn aurait dû être débarqué de l'équipe nationale après la Coupe du monde 2006, le Valaisan rappelle à son aîné sud-américain, que même avec 20 ans de moins, il peut faire très fort aussi.


Des études sérieuses montrent que l'espérance de vie augmente. Tant mieux. La prochaine étude à réaliser devrait viser la valeur des déclarations de présidents d'associations sportives. Joao Havelange et Sepp Blatter restent à ce titre les cobayes les plus intéressants. Contrairement aux résultats probables de la dite étude.
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