EURO 2008

Lundi 30 juin 2008
L'Espagne a gagné grâce à son jeu offensif, technique et rapide. Pour pratiquer un tel football, chacun des 23 sélectionnés devait être au top physisquement et être dotés d'une intelligence de jeu au-dessus de la moyenne. L'équipe du sélectionneur Luis Aragones termine avec la meilleure attaque et la meilleure défense du tournoi.

Gardiens

1 - Iker Casillas (Real Madrid): déterminant lors de la série de tirs au but face à l'Italie, le portier du Real Madrid est apparu tout au long de la compétition comme un capitaine exemplaire. Son sauvetage du pied face à Camoranesi en quart de finale restera un exemple d'arrêt  réflexe. Egalement à l'aise dans les airs, il a régulièrement pris le meilleur sur les tours allemandes en finale. Certains fans désirent le faire canoniser "San Iker".

23 - Pepe Reina (Liverpool): le gardien de Liverpool a disputé le troisième match du premier tour face à la Grèce alors que l'Espagne était assurée de la première place du groupe (victoire 2-1). Ne peut pas grand chose sur le but de la tête Charisteas.

13 - Andres Palop: le dernier rempart de Séville de n'a pas joué une seule minute dans le tournoi.


Défenseurs

15 - Sergio Ramos (Real Madrid):
Généreux, l'Andalou du Real a joué un rôle prépondérant dans l'animation offensive de son flanc droit, spécialement face aux Russes en demi-finale. En finale, il a subi la pression du duo Lahm-Podolski avant de s'imposer, notamment grâce à une condition physique irréprochable.

5 - Carles Puyol (Barcelone): le patron de la défense, toujours exemplaire dans l'effort, a réalisé une compétition digne d'éloges. Rarement mis hors de position, il a compensé sa relative petite taille à son poste (1m80) par une détente impressionnante.

4 - Carlos Marchena (Valence)  a une particularité. En 47 sélections, il n'a perdu qu'une seule fois, alors qu'il évoluait comme demi défensif. Il est par contre resté invaincu avec la "Roja" en tant que défenseur central. Auteur d'un tournoi solide, il a été le complément idéal de Puyol.

11 - Joan Capdevilla (Villareal): parfois emprunté techniquement, il a su contenir les assauts des Anyukov, Camoranesi ou Schweinsteiger. Physique sur l'homme, ses centres ont toutefois rarement fait mouche.

2 - Raùl Albiol (Valence): le grand défenseur a pris part à la victoire des "coiffeurs" face à la Grèce. Sur ce seul match, il a démontré de belles qualités, même s'il a oublié Charisteas sur l'ouverture du score.

3 - Raul Navarro (Majorque): n'a disputé que le troisième match de poule, sur le côté, il a souffert, sans toutefois concéder de terrain aux Grecs.

18 - Alvaro Arbeloa (Liverpool): quatrième larron a évoluer à Liverpool, le défenseur s'est montré à son avantage lors de la rencontre face à la Grèce, la seule où il a été aligné.

20 - Juanito (Betis): au centre de la défense, sa seule erreur a été d'oublier Charisteas sur le 0-1. Pas aligné dans les autres rencontres.


Milieux de terrain

19 - Marcos Senna (Villareal):
le travail incessant de ratissage et de relance de l'ancien Brésilien a impressionné tous les spécialistes. Il a muselé tour à tour Arshavin et Ballack. Probablement le meilleur à son poste avec le Turc Mehmet Aurelio.

6 - Andres Iniesta (Barcelone): Homme du match face à la Russie, le Barcelonais de poche profite d'une technique et d'une vitesse d'exécution hors norme qui lui permet de mettre en défaut toutes les défenses. De plus, ses passes précises dans la profondeur font le bonheur de ses coéquipiers. Il a été aligné lors des 6 matches de l'Espagne dans le tournoi.

8 - Xavi Hernandez (Barcelone): est le poumon de l'équipe. Constamment en mouvement, il offre tounjours une solution au porteur du ballon et bonifie celui-ci une fois qu'il quitte ses pieds. Rampe de lancement idéale pour Torres sur le but en finale. Forme une paire idéale au milieu avec son coéquipier de club Iniesta. Il a remporté le titre de meilleur joueur du tournoi décerné par l'UEFA.

21 - David Silva (Valence): aurait pu marquer plus qu'un but (3-0 face à la Russie). Toujours disponible, le petit demi de couloir valencien a souvent piqué vers le centre pour frapper des deux pieds. Intenable, il a donné le tournis aux défenseurs. Un peu en retrait lors de la finale face aux Allemands.

10 - Cesc Fabregas (Arsenal): Le demi d'Arsenal a été décisif dans son rôle de joker de luxe tout au long de la compétition. Il marque le tir au but qualificatif face à l'Italie en quart, et offre sur un plateau deux buts à ses coéquipiers en demi face aux Russes (Güiza et Silva). Sa lecture du jeu et ses passes précises et dans le timing font de lui, à 21 ans seulement, la future pièce maîtresse de la "Roja".

14 - Xabi Alonso (Liverpool): entré en jeu pour stabiliser le milieu de terrain lorsqu'il s'agissait de tenir le score, Alonso a rempli son contrat. Aligné d'entrée face aux Grecs, il a démontré que si besoin était, il était tout à fait capable de prendre une place de titulaire au milieu du terrain. Ses frappes lointaines auraient pu faire mouche.

12 - Santi Cazorla (Villareal): malgré son mètre soixante-neuf, le lutin espagnol a amené du jus dans l'entre-jeu à chacune de ses entrées. Par sa vivacité et ses dribbles, il a su créer des décalages que l'Espagne a pu exploiter dans le couloir de droite (Ramos).

22 - Ruben de la Red (Getafe): le coéquipier de Fabio Celestini n'a joué que contre la Grèce. Il en a profité pour marquer son premier but en sélection d'un tir surpuissant que Nikopolidis ne pouvait pas dévier. Intéressant dans le jeu aérien également, un atout pour lui dans cette équipe.

Attaquants:

9 - Fernando Torres (Liverpool):
a marqué aux moments importants. Il avait ouvert le score face à la Suède et a offert le titre à l'Espagne face aux Allemands. Auteur d'un tournoi tout en abnégation, le protégé de Rafael Benitez a travaillé pour l'équipe. Bien qu'esseulé en pointe, il a fait souffrir le martyr aux défenses adverses. Metzelder et Mertesacker s'en sont sorti par miracle. Lahm pas.

7 - David Villa (Valence): meilleur buteur du tournoi avec 4 réussites, Villa a manqué la finale, blessé. Son entente avec Torres a été un point central de la qualification rapide au terme des deux premiers matches de la phase de groupes. Parfois brouillon, il aurait pu être décisif face à l'Italie en demi.

17 - Daniel Güiza (Majorque): le meilleur buteur de la Liga a profité de cet EURO pour ouvrir son compte de buts sous le maillot national. De la tête contre la Grèce (2-1) puis de l'extérieur du pied droit devant la Russie (2-0), ce chasseur de buts arrivé sur le tard en sélection (27 ans/8 sél.) devrait être régulièrement rappelé.

16 - Sergio Garcia (Saragosse): s'est escrimé à mettre de la pression sur la défense grecque. Lors de son seul match disputé dans la compétition, il n'a pas réussi à transformer ses occasions en but.  
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Vendredi 27 juin 2008
Le vent de fraîcheur que l'équipe de Russie a fait souffler sur l'EURO 2008 a réjoui les amateurs de football. Pourtant, ce retour vers les sommets de la hiérarchie continentale contient aussi sa part d'ombre. Le football russe, livré aux investisseurs privés, ne possède pas encore de structures de formation solides.


L'EURO 2008 restera sans doute dans les mémoires comme la compétition qui a vu la Russie revenir au premier plan. En quart face aux Pays-Bas, les nouveaux Tsars ont fait jeu égal avec des Bataves favoris, avant de les surclasser en prolongations. L'histoire s'est terminée en demi-finale contre l'Espagne, qui a su éteindre les nouvelles étoiles rouges, privant Arshavin et ses copains d'une finale face à l'Allemagne. L'enthousiasme et la technique des Russes, couplés aux options tactiques et à la gestion humaine de l'expérimenté Guus Hiddink, a fait de la Russie la dépositaire du beau jeu, du football que l'on aime.
 

Le constat fait depuis Moscou est un peu moins réjouissant. Sur les 300 joueurs professionnels engagés dans le championant national, seuls une soixantaine sont russes. Les entreprises privées de matières premières qui financent massivement les clubs professionnels veulent des résultats rapides. Elles ont ainsi été chercher à l'étranger une grande partie de leurs joueurs, afin de retrouver rapidement une envergure européenne. Le Zénit Saint-Pétersbourg, par exemple, récent vainqueur de la Coupe de l'UEFA, profite des investissements du groupe Gazprom, le Dynamo Moscou dépend de Metalloinvest et le Spartak s'est reconstruit grâce à l'apport financier du géant pétrolier Loukoïl.


L'arrivée en force de ses investisseurs a dopé le football russe, c'est une certitude. Les meilleurs joueurs ne pensent plus à s'exiler d'office, les salaires étant plus que raisonnables, entre 1,6 et 5 millions de francs suisses par année plus les primes. Là où le bât blesse, c'est que l'argent introduit dans les clubs sert avant tout à payer les joueurs et la part réservée à la formation de la relève est minimisée.


Le mililardaire Roman Abramovich, patron de Chelsea, a également pris une part dans le renouveau du foot russe. C'est en effet lui qui paye entièrement le salaire du sélectionneur Guus Hiddink (3 millions de francs). Il est aussi impliqué, avec Hiddink, dans la création de l'Académie nationale de football. Des pistes seront d'ailleurs explorées après l'EURO, sous la conduite du Néerlandais, pour trouver des solutions afin que des structures de formation efficaces soient mises en place au niveau national.


Bien que Guus Hiddink soit l'homme providentiel pour la sélection, il aura fort à faire pour remettre la Russie sur la voie de la formation de talents. Le Néerlandais a toutefois les armes pour réussir, à commencer par le soutien d'Abramovitch. L'aura extraordinaire dont Hiddink bénéficie depuis l'EURO l'aidera également dans sa tâche. Il lui reste à convaincre les investisseurs, que la relève, ça paye aussi. C'est sûrement là son plus grand défi.
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Jeudi 26 juin 2008

Dix-neuf jours. C'est ce qui sépare le dimanche de la finale de l'EURO 2008 à Vienne de la reprise du championnat de Super League. C'est un peu court. Deux ans. C'est ce qu'il va falloir attendre avant la prochaine Coupe du monde. C'est un peu long.


Le rôle des programmes de match distribués à l'entrée des stades suisses, pour cette rentrée de juillet, sera plus important que jamais. Les comités, les présidents et les responsables techniques de club auront la lourde tâche de mettre en garde les spectateurs, que ce qu'ils ont vu à la télé durant le mois de juin, c'est bel et bien terminé.


Le retour à la réalité du championant suisse risque d'être plutôt saumâtre. On s'habitue vite aux contrôles réussis, aux diagonales qui tombent dans les pieds du coéquipier, aux passes précises, dans la course du partenaire qui démarre ou aux tirs cadrés. Passer d'une demi-finale Allemagne - Turquie éblouissante à un duel Lucerne - Vaduz équivaut à s'enfiler une bonne cuillère à soupe de vinaigre bon marché après s'être délecté d'un Château d'Yquem millésimé. Personne ne s'en réjouit, mais c'est comme ça tous les deux ans.


De fait, les compétitions internationales comme l'EURO ou la Coupe du monde existent pour rappeler aux supporters suisses que le football ce n'est pas seulement des équipes ronronnantes, constituées de tâcherons malhabiles et appliqués qui se battent pour déterminer qui est le moins mauvais. C'est aussi du plaisir, des gestes techniques incroyables, des actions fulgurantes sorties de manuels et des parades extraordinaires. C'est le frisson d'un stade plein qui chavire dans la joie ou la tristesse, qui se laisse aller à ses émotions, qui vit le football. Cela n'arrive en Suisse que lorsque Sion est en finale de la Coupe, pour ce qui est des émotions seulement.


De savoir ensuite si ces grands rendez-vous continentaux ou planétaires représentent une récompense pour les fans après avoir subi deux saisons de Super League, ou s'ils sont des cadeaux d'encouragement pour les deux ans à venir, la question reste posée. Dans les deux cas, les tournois internationaux sont souvent des bouffées d'oxygène pour les amoureux du beau jeu. Bien sûr, il y a eu France-Roumanie. Il y a aussi eu, dans cet EURO, des quarts de finale ou l'on s'est ennuyé comme un rat mort jusqu'à la der des der, mais au moins, l'adrénaline de l'élimination directe joue son rôle et sauve ce genre de parties. Au contraire, lorsqu'une équipe de Super League traverse le pays pour aller chercher un point en ne jouant pas, devant moins de 3000 personnes, où est l'adrénaline?


Il va donc falloir tourner la page.  Le 18 juillet, les milliers de fans hollandais seront rentrés chez eux, Arshavin aura signé en Angleterre et l'Allemagne aura peut-être accroché un titre de plus à son palmarès. Les étoiles européennes laisseront alors la place aux Bürki, Vanczak et autres Huggel, et les inconditionnels reprendront, sûrement par habitude, leurs places dans les travées de stades trop grands en attendant impatiemment l'Afrique du Sud. Putain, deux ans...
 

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Mercredi 25 juin 2008
Au Portugal en 2004, il y avait eu la Grèce de Rehhagel. En Suède en 1992, les Danois de Richard Möller Nielsen, déjà en vacances, rappelés de dernière minute pour remplacer la Yougoslavie interdite de compétition, avaient éclaboussé le tournoi de leur fraîcheur. Cette année, le candidat surprise pourrait être la Russie.


Bien sûr, en demi-finale, les joueurs de Guus Hiddink vont devoir se frotter à un roc, l'Espagne. C'est même une montagne  qui se dresse devant les Arshavin, Zhirkov et autres Pavlyuchenko, car la "Roja" sent aussi qu'elle peut aller au bout, elle qui n'a plus rien gagné depuis son sacre européen de 1964 chez elle. L'Espagne de Franco avait alors battu en finale l'URSS (2-1) au stade Santiago Bernabeu de Madrid. Pourtant, si la "Sbornaja" réédite le match qu'elle a livré face aux Pays-Bas en quart, rien ne l'empêche de rêver de finale.


L'importance de Semak

Plusieurs raisons rendent le sacre des Tsars possible. D'une part, les Russes n'ont rien à envier à la technique indivivuelle irréprochable des Ibères. D'ailleurs, les démonstrations lors des matches face aux Suédois et aux Bataves ont fait éclater au grand jour la sûreté des gestes techniques russes et la capacité des joueurs de l'Est à manier le ballon en pleine vitesse. Le jeu à une touche prôné par Hiddink fait merveille dans la phase offensive, en dessinant des schémas limpides qui, souvent, se terminent par une occasion dangereuse, voire un but, l'adversaire ayant été mis hors de position par la rapidité du jeu de passes.


Indispensable catalyseur et relais quasi obligé dans les transitions défense - attaque, l'ancien parisien Serguei Semak joue un rôle particulièrement important dans le dispositif russe. Capitaine de la sélection, Semak, en tant que milieu récupérateur assume également un rôle prépondérant dans l'orientation du jeu d'attaque. Souvent, par une première passe, il crée un déséquilibre dans la défense adverse. Ensuite, ses coéquipiers du milieu de terrain - Zyryanov, Semshov, ou Bilyatetdinov - exploitent ce décalage pour soit lancer Pavlyuchenko ou Arshavin dans l'axe, soit envoyer sur l'aile un des deux latéraux très rapides que sont Zhirkov ou Anyukov. En empêchant Semak de donner la première impulsion offensive au jeu russe, l'Espagne aura fait la moitié du chemin.


Une opposition tactique

Une opposition de style entre les deux prétendants à la finale devrait rendre cette demi-finale intéressante. Alors que les protégés de Luis Aragones cherchent souvent à passer par le centre et délaissent volontairement le jeu par les ailes, les Russes, au contraire, se régalent sur les extérieurs. La défense centrale russe, qui avait donné quelques signes de faiblesse lors du premier match face à ces mêmes Espagnols (défaite 4-1), s'est bien reprise dans la suite du tournoi, n'encaissant qu'un seul but en trois matches (Van Nistelrooy en quart de finale).


 Paramètre important, le championnat de Russie n'a débuté que depuis deux mois. Cet état de fait confère à l'équipe slave une fraîcheur physique que les Espagnols n'ont plus. En effet la plupart d'entre eux évoluent dans les grands championnats européens (Espagne, Angleterre) et accusent déjà tous un total de 50 à 60 matches au compteur. Les avantages des Espagnols seront plutôt à chercher dans leur expérience des rendez-vous internationaux, et la présence dans les buts d'Iker Casillas. Le gardien du Real, en plus de sa séance de tirs au but victorieuse face à l'Italie, rayonne en tant que capitaine depuis sa surface. Il donne l'assurance nécessaire à ses défenseurs pour que ceux-ci puissent aussi pousser vers l'avant.


Entre deux équipes amoureuses du beau jeu, la demi-finale de jeudi à Vienne vaudra sûrement le détour. Elle pourrait même envoyer la Russie en finale d'un tournoi d'importance majeure, exploit resté inaccessible depuis la finale de l'EURO 1988 perdue par l'URSS face à la Hollande.

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Lundi 23 juin 2008
Les Italiens ont fait leurs valises, la faute, d'une part, à un Iker Casillas déterminant dans la séance de tirs au but, et d'autre part à l'extinction de la bonne étoile qui brillait sur la "squadra azzurra". Avec cette élimination, plus aucun représentant du "groupe de la mort" n'est présent au stade des demi-finales.

Depuis le temps que les Italiens présentent un football calculateur, tactiqement très au point mais peu spectaculaire,  et qu'ils s'en sortent, il fallait bien que ça se termine. Face à l'Espagne dimanche soir, les Azzurri se sont contentés de tenir leur positions défensives en se remettant, devant, au seul et muet Luca Toni. Quel ennui. Oui, Pirlo était suspendu, Del Piero sur le banc et Totti à la maison. Et alors? Est-ce une raison pour interpréter devant  l'Europe entière une partition aussi carrée et dénuée d'émotion? Non, et les Italiens ont été punis.

La France, autre équipe en mal d'artistes, avait chuté dans des conditions difficiles face aux Italiens. Même si, avec Benzema, Nasri et Ribéry, l'avenir leur appartient, il a fallu que les hommes du romantique Raymond Domenech se retrouvent à 10 et menés pour qu'ils cherchent enfin à jouer au foot. Ils ont été punis.

Que dire enfin de la Roumanie? Victor Piturça et ses boys n'ont perdu qu'un match, celui qu'ils ne devaient pas perdre. Les options roumaines ultra-défensives se sont révélées efficaces face aux équipes qui ne jouent pas. Par contre, face aux remplaçants hollandais, Mutu et consorts, enfermés dans leur fortresse ont oublié de rappeler aux spectateurs qu'ils étaient les héritiers des Hagi, Popescu ou Moldovan. Ils ont été punis.

Brillant leader de ce groupe C, les Pays-Bas ont également connu l'élimination en quart de finale. Face à des Russes plus frais physiquement, plus vifs et encore plus joueurs qu'eux, les "Oranje" ont logiquement pâli lors des prolongations. "On a perdu contre meilleur que nous" explique le défenseur batave Giovanni van Bronckhorst. C'est aussi simple que ça. Dans cette optique, les Néerlandais restent pourtant les seuls du groupe  à avoir présenté du football  spectaculaire.

Mise à part la Hollande, le groupe C a profondément déçu au niveau du jeu. On s'attendait à un festin de gestes techniques, de buts. On piaffait d'impatience à l'idée d'assister à une lutte à trois pour la tête du groupe. On éspérait la Roumanie conquérante et artistique. La réalité a été toute autre et la sanction sans appel: tous à la maison!
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