Après l'élimination de la Suisse et de l'Autriche, l'idée de refondre complètement la formule du championant d'Europe doit être une évidence pour tous les amoureux du foot. L'UEFA planche
actuellement sur une étude qui vise à donner, à chaque pays participant, les mêmes chances de remporter l'EURO
Une fois que la liste des 23 joueurs sélectionnés par les fédérations des pays qualifiés arrivent sur les bureaux de Nyon, chaque joueur est noté de 1 à 10. Par exemple 10 pour Wesley Sneijder et
1 pour Benjamin Huggel ou Marco Streller. Seul Michel Platini, Sepp Blatter, Joao Havelange (s'il est encore des nôtres) et Murat Yakin sont habilités à distribuer les notes. Ce
sont après tout, les meilleurs connaisseurs du football au monde!
Ensuite, les joueurs sont répartis en 5 catégories: les inutilisables (notes 1-2), les porteurs d'eau (3-5), les artistes confirmés (6-8), et les Maîtres du
jeu (9-10). Tour à tour, les noms sont tirés au sort, jusqu'à épuisement du stock et répartis dans les équipes selon l'ordre défini des groupes.
Cette manière de procéder a plusieurs avantages. Premièrement, le terrible dilemme du buteur double national (ou syndrome de Podolski-Yakin) n'a plus lieu d'être. Pour la durée de l'EURO,
chaque joueur sera à fond pour l'équipe dans laquelle il sera placé. La notion de différence de qualité ("on a perdu contre plus fort que nous" ou "en face, c'était le top niveau mondial, on
n'a eu aucune chance") ne pourra plus être invoquée, tous partent sur un pied d'égalité. Finalement, les primes reçues par le joueurs seront toutes les mêmes, histoire de pas faire de
jaloux.
Les entraîneurs pourront choisir ensuite de coacher qui ils veulent. Le choix se fait dans l'ordre inverse du classement FIFA. C'est à dire, que si cette formule avait été adoptée cette année,
Josef Hickersberger aurait commencé et Köbi Kuhn l'aurait suivi, Aragones et Donadoni auraient , quant à eux, hérité des deux dernières équipes. Dernier avantage, et pas des moindres, toutes
les querelles entre nations seraient ainsi balayées. En effet, les équipes engagées porteraient, durant tout le tournoi, les noms des sponsors de la compétition (Continenthal - McGronald 2-1 ou
Swisscame - Tayoto 0-0).
Ainsi, les joueurs suisses et autrichiens auraient la possibilité d'évoluer sous les ordres de vrais entraîneurs, de profiter de l'expérience de coéquipiers rompus au rythme des plus grands
championnats et de, qui sait, remporter l'EURO! Pour de vrai!
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